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Poème

Auteur du poème : Pauline
Date de publication : 03/03/08
Type de poème : Divers
80 lectures du poème
4 commentaires
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Le Renard et les deux Cerbères

Le Renard et les deux Cerbères

L’union fait la force,

Divisez pour mieux régner !

Cela fut compris par Maître le Rusé,

A l’approche des noces

De son roi Messire le Lion.

L’hymen avait lieu en une salle

Close pour toute personne non-invitée.

Messire Renard, non-accoutumé à la Cour

Ne pouvait se permettre d’entrer.

Il décida malgré tout de s’approcher

Du Seigneur de cette contrée.

Ayant depuis plusieurs heures déjà

Révisé la ruse qui lui permettrait l’accès

De la salle convoitée

Où se déroulait l’Alliance sacrée.

Messire Renard s’approche du Cerbère.

Il lui fait tant d’éloges

Et maints compliments

Et sur son allure imposante,

Et sur sa situation prestigieuse,

A tel point qu’elle ferait pâlir les étoiles.

«Aucun autre que vous,

Ne pourrait mieux faire votre labeur.

Quelle puissance faut-il avoir ?

Même Atlas, avec sa force légendaire,

Ne pourrait mieux faire :

Vous êtes un maître sans égal ! »

Malgré ces fortes et plaisantes paroles,

Le Cerbère devant Renard resta de marbre.

Dépité par cet échec,

Maître Renard salue bien bas

Et se dirige vers la prochaine porte

Menant elle aussi au lieu tant convoité.

Armé de courage et de patience,

Maître le Roux devant le Cerbère

Plus colossal que le précédent,

Réitéra ses flatteries

Avec l’espoir d’accéder

A la salle sacrée.

Malheureusement, ses belles paroles

N’eurent pas plus d’effet :

Ce cerbère à son semblable était pareil.

C’est alors que Maître le Fourbe

Eut l’idée saugrenue

De créer entre ces deux frères

Une discorde sans merci.

Tenant pour excellente

Son idée nouvelle,

Notre Renard retourna auprès du premier Colosse,

Et lui rapporta le soi disant mal

Qu’avait dit son confrère.

« Vraiment ? _ Et même plus encor.

Je voulus le raisonner, mais il fit la mule

Et ne voulut rien entendre. _ Le fripon !

Si j’avais su ! _ aussi, a-t-il ajouté,

Que puisque je vous tenais en si haute estime,

Je ne pouvais entrer, et ma place

Etait plus chez les gueux que parmi des gens

De si haut rang, comme l’est notre Seigneur. »

A ces mots, le colosse

Entra dans une rage noire

Lui faisant perdre à la fois tout contrôle et dignité.

La colère provoquée par ces ragots

Transforma le Colosse

En un chien galeux, exempt de sa magnificence.

« Ainsi, quiconque me respecte

Ne pourrait pénétrer

En ce lieu sacré ?

Allons Maître Renard,

Une fois n’est pas coutume,

Mais entrez donc, je vous en prie. »

Et c’est ainsi que le Maître de la Ruse,

Passa sans encombre l’entrée surveillée,

Pour assister à l’hymen de plus près.

Amis lecteurs,

Le monde est plein de ceux

Qui, pour parvenir à leurs fins

N’hésiteront pas à vous monter

Les uns contre les autres.

Pour repousser l’envahisseur,

La meilleure des choses à faire

Est de se soutenir mutuellement

Afin de repousser les plus grands.


 

Ecrit par Pauline le 04/03/08
C'est bien gentil à vous, mais cette fable me chagrine. En la relisant, je me rends compte, qu'il y a beaucoup qui cloche. Je la retravaillerai plus tard.

Mais merci, ça fait plaisir.
Ecrit par Six' le 04/03/08
Bravo ! ^^ c'est vraiment superbe ^^
Je m'abaisse bien bas ^^ c'est mieux que celle que j'avais fait ^^
Ecrit par Mike le 04/03/08
Très bien écrit et surtout une morale tellement vrai sur la fin
Ecrit par kaline le 03/03/08
tout a fait d'accord

 


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